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  • « Je suis femme du monde. »

    Louis Ferdinand Céline … … « Le peuple n’a guère d’esprit, et les grands n’ont point…

  • « Peu après, à la théorie de la liberté succédait une théorie toute contraire. La Convention proclama que l’enfant n’était pas à la famille, qu’il était à l’Etat, c’est-à-dire que l’homme ne s’appartenait plus à lui-même et que la société, comme l’avait très-bien dit Rousseau, devenait un état public de servitude. Dans ces alternatives désespérées, le désordre de l’enseignement arriva au comble ; les études furent abandonnées ; les écoles devinrent des camps ou des clubs, et, vers le milieu de 1794, Barrère, l’élégant lettré du Comité de salut public, s’exprimait ainsi devant la Convention : Il y a quatre ans que les législateurs tourmentent leur génie pour fonder une éducation nationale, pour ouvrir des écoles primaires, pour instituer différents degrés d’instruction pour les scien ces et les lettres, pour encourager les arts et pour élever en républicains la nombreuse génération qui s’élève. Qu’ont-ils obtenu, qu’ont-ils établi ? Rien encore. Les colléges sont heureusement fermés ; mais aucun établissement ne les a remplacés. SI UN TEL RÉGIME AVAIT PU LONGTEMPS DURER, L’INTELLIGENCE DE LA NATION SE FUT ÉTEINTE, UN VASTE IDIOTISME EÛT COURONNÉ UNE CIVILISATION DE DIX SIÈCLES ! Tous les essais qui suivirent furent aussi vains, et il serait inutile de fouiller ce chaos. Là enfin parut Napoléon. ON ÉTAIT LAS DE L’ANARCHIE : ON SE RÉFUGIA DANS LA DICTATURE.»

    … « M. de Chauvelin. Voilà, Messieurs, comme, en 1822, on parlait du banc des ministres…

  • « La distinction fondamentale entre la lecture militaire et la lecture mondaine tient en une phrase du général Desportes : « Ma formation initiale d’ingénieur s’avérait insuffisante ; il me fallait élargir ma palette d’outils intellectuels. La seule matrice pour comprendre l’avenir, c’est le passé. » Le militaire ne lit pas pour briller en société — il lit parce que l’erreur se paye en vies humaines. Mattis, avant de déployer ses Marines en Afghanistan, lisait tout ce qu’il trouvait sur le pays, son terrain, ses populations, les campagnes antérieures. Quand il est devenu Secrétaire à la Défense, il a lu tous les livres publiés par ses prédécesseurs. Basil Liddell Hart préconisait que les officiers aient un « esprit de 3 000 ans » — nourri de toute l’histoire militaire disponible, parce que « s’improviser et remplir des sacs mortuaires en découvrant ce qui marche nous rappelle les impératifs moraux et le coût de l’incompétence dans notre profession »

    … … « C’est la même chose. L’étymologie de lire, c’est cueillir. Lire est un geste…

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